mardi 9 janvier 2007

Tout savoir sur l'IMS

Qu'est-ce qu'un IMS ?

Un IMS, pour IP Multimedia Subsystem en anglais ou sous-système IP multimédia en français, renvoie à une architecture réseau standardisée conçue pour permettre aux opérateurs de téléphonie de délivrer des services multimédia, à la fois par le biais de réseaux fixe et mobile. Il peut s'agir de services de transfert de voix, de vidéos, de messagerie instantanée, de jeux interactifs, de partage de contenus, de conférence sur le Web, du push to talk...

Elle vise aussi à rendre ces applications disponibles, moyennant d'éventuels ajustements, quel que soit le mode d'accès : large bande (DSL, câble), mobile (GSM/GPRS ou UMTS), ou commuté (RTC, Numéris).

Comment fonctionne t-il ?

L’IMS est une architecture standardisée Next Generation Networking (NGN) pour les opérateurs de téléphonie, qui permet de fournir des services multimédias fixes et mobiles.

L'IMS repose sur une évolution du protocole UMTS (3G version 5) conçue pour supporter une surcouche réseau indépendante du type d'accès : large bande (DSL, câble), mobile (UMTS, GSM/GPRS), WLAN, ou commuté (RTC, Numéris).

Ce système utilise la technologie VoIP basée sur le protocole SIP fonctionnant sur un protocole standard IP.

IMS assure la connexion entre les différentes infrastructures réseau en présence, et contrôle les sessions et appels, voix et multimédia. Dans cette optique, l'IMS gère à la fois les flux voix et données.

Séparant le contrôle des transactions de la gestion de leur transmission, l'IMS permet de gérer des échanges point à point en présentant toutes les garanties nécessaires à l'acheminement de services multimédia. Pour ce faire, il utilise notamment le protocole SIP (Session Initiation Protocole).

IMS fait véritablement converger l’Internet et le monde de la téléphonie cellulaire ;

Il utilise les technologies cellulaires pour fournir un accès en tout lieu, et les technologies Internet pour fournir les services.


Une architecture pour supporter la convergence fixe/mobile :

IMS a été conçu à l'origine pour les réseaux mobiles, mais avec l'ajout provenant du TISPAN dans la version 7, les réseaux fixes sont également supportés. On appelle cela la convergence Fixe/Mobile (FMC), qui est devenu une des tendances clés de l'industrie des télécoms en 2005

Le comité Tispan, de l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute), détermine comment les réseaux traditionnels se raccrochent au modèle IMS. Tispan représente la fusion des comités SPAN (normalisation des réseaux fixes) et Tiphon (voix sur IP). Il est présidé par Alain Le Roux (France Télécom).

La vision est que les utilisateurs aient un seul téléphone avec un numéro, carnet d'adresse et répondeur. Tirant parti du faible coût et du haut -débit de leur ligne fixe personnelle ou professionnelle. Tout en profitant de la mobilité offerte par le réseau de téléphone mobile. Cela inclue également un routage transparent des appels entre ligne fixe et réseau mobile.

Quels sont les opérateurs engagés sur ce terrain ?

France Télécom s'est engagé assez tôt sur le front des technologies IMS. L'opérateur s'est notamment allié dans cette optique à Alcatel (pour la partie fixe), Siemens (pour les mobiles), Nortel (pour le domaine entreprise), Ericsson (pour le résidentiel). Le groupe a mis en place un laboratoire d'interopérabilité pour tester les équipements dans la perspective de futurs projets.

La plupart des grands opérateurs internationaux sont tous, à des degrés divers, engagés dans des projets d'IMS. L'américain Cingular est d'ores et déjà opérationnel. C'est également le cas de SBC. Et Telecom Italia planche sérieusement sur la question pour les services de convergence fixe et mobile. Enfin, BT a annoncé l'intégration de l'IMS dans le plan global de renouvellement de son réseau.

Voici une application IMS :



Remarques :

Les terminaux IP peuvent être SIP, H323 ou MGCP (Media Gateway Control Protocol).

La partie réseau traditionnel est prise en compte par les mécanismes définis par le comité Tispan.

Elle comprend le RTC, ainsi que les premières générations de DSL à base d'ATM, et non d'IP.

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